Le mythe de l’itératif sans concession
En matière de conduite de projet de SI, selon les théoriciens, deux formes de méthodes s’opposent :
· L’une dite « en cascade » se réfère du rationalisme cartésien et du prédictif.
· L’autre dit « itérative » se réfère du pragmatisme empire et de l’adaptatif.
En 1994, je communiquais sur une forme intermédiaire : le semi-itératif.

Le cascade trouve ses limites face a plusieurs problème dont l’un des moindres est le fait qu’en termes d’exigences, seuls 18% des applicatifs sont en mesure d’être définis précisément en début de projet. J’ai lu des déclarations au sujet de l’approche cascade qui prétendaient qu’elle était itérative « puisqu’elle se composait de plusieurs étapes et qu’elle acceptait une étape de prototypage après des étapes de spécification ».
J’ai aussi lu des déclarations au sujet des méthodes Agile qui prétendaient qu’elles étaient « tellement itératives que même leur modèle d’origine, la méthode RAD, n’était pas assez itérative ».
Note : Une méthode totalement itérative-incrémentale-adaptative nécessiterait que le client et l’informaticien se serrent la main et commencent immédiatement à développer.
Qu’en est-il dans la réalité des projets Agiles ? Et bien, ils commencent par une phase d’exploration, ils déterminent les besoins sous la forme d’une liste de fonctionnalités, les utilisateurs précisent ensuite leurs priorités, les informaticiens estiment la charge, on prend en compte les risques et l’architecture technique existante ainsi que les contraintes d’outils ou de normes en vigueur dans l’entreprise, on planifie lle développement. C’est généralement à ce point que la réalisation débute. Comme aurait-dit Belmondo « Et hop cascade ».
D’ailleurs pour illustrer cette « vérité » voici les processus des 2 principales méthodes se réclamant du « plus itératif que ca tu meurs » :

Le cycle « full » itératif n’existerait donc pas ? On nous aurait menti à l’insu de notre plein gré ? Et si, comme X-Files, la vérité était ailleurs ? Dans une approche semi-itérative ou les acteurs se donneraient un temps de réflexion avant de passer à l’action ?