Je viens de tomber sur un article traitant de l’agilité. Il s’intitule « Un contrat réaliste ». Je pensais que l’on y parlait de droit appliqué à la métrique du changement de périmètre en cours de projet. En fait, on y trouve des réflexions intéressantes sur la profonde bonté de l’âme humaine appliquée à la gestion de projet.

On peut y lire cette déclaration : « la rémunération du fournisseur étant directement liée à la satisfaction du client ». Voici deux ou trois semaines sur BFM j’ai entendu un autre son de cloche. L’interviewé, un patron de SSCI se présentant comme un Scrum Master, répondait à la question « comment gérer vous le changement » par « le client change ce qu’il veut et on le facture en avenant ».

En ce qui concerne la contractualisation des projets Agiles, il ne faut pas rêver sur l’ingénuité des relations clients / fournisseurs. Pour s’assurer de maîtriser les conflits potentiels liés aux évolutions, la seule option réaliste consiste à mettre systématiquement en œuvre une mesure immédiate et tracée de chaque changement qualifié par ses causes. Cette gestion s’effectue sur le radiateur d’information.

Une bonne explication juridiquement et commercialement acceptable vaut tous les nouveaux rêves et anciens cynismes. Les deux explications laissent néanmoins à penser qu’il y a encore pas mal de chemin à parcourir pour que les pratiques contractuelles  Agiles s’appuient sur des fondements évolués, mais réalistes.